Cap Sup : un salon qui n’en finit pas de grandir…
22 novembre 2012   //   Salons  

Au salon Cap Sup, les établissements de formation se sont présentés sous leur meilleur jour. Objectif : recruter les jeunes de l’après-bac.

«On est un service public. On n’est pas là pour se vendre » ! La question a d’abord surpris Nicolas Oudard. Puis, le proviseur-adjoint du lycée Pierre-Joël Bonté, à Riom, y est allé de bon c’est coeur. « Notre lycée est neuf, l’équipement de dernier cri et l’internat très grand. La capacité d’accueil, c’est ça notre principal atout ».

La question du jour ? Pourquoi choisir votre établissement plutôt qu’un autre ? Une trentaine d’établissements de formation (*) étaient sur la ligne de départ, hier, au salon Cap Sup, à Athanor. Tous tournés vers un même objectif plus ou moins avoué : recruter.

Un diplôme d’ingénieur à Turin

Professeur aux lycées Jean-Monnet, à Yzeure, Christine Bourret mise sur la proximité de l’établissement scolaire avec le monde de l’entreprise. « On travaille avec les banques, les assurances et la grande distribution. Chez nous, ce n’est pas difficile de trouver des stages ».

À l’école nationale supérieure d’ingénieurs de Limoges, Manu Garnier, élève de 1 ère année électronique et télécommunication, préfère jouer la carte internationale. « On a plus de soixante partenaires dans le monde, trente-deux rien qu’en Europe. L’ENSIL encourage ses étudiants à effectuer des séjours à l’étranger. On peut même valider un deuxième diplôme d’ingénieur en partant étudier à Turin ».

La police nationale, elle, met en avant les possibilités de carrière en interne. « Une jeune fille était inquiète quand on lui a dit qu’il fallait le niveau bac + 3 pour devenir inspecteur, rapporte le brigadier Fabrice Roblain. On lui a expliqué qu’elle pouvait rentrer dans la police à un grade moins élevé et passer des concours »

Avec un agrément de vingt places (400 demandes au total !) pour sa formation d’éducateur de jeunes enfants, l’Institut de travail social de la région Auvergne (ISRA) ne se fait guère de mouron en matière de recrutement. Ce qui n’empêche pas Josiane Lefebvre de prêcher pour sa paroisse. « Ce que je dis aux jeunes, c’est que le métier de travailleur social est passionnant. Après, il ne faut surtout pas idéaliser. Bien mûrir son projet et aller à la rencontre de ceux qui travaillent dans ce milieu ».

(*) Université, IUFM (préparation aux concours de l’enseignement), IUT, BTS, classes prépas, école d’ingénieurs, école d’arts, école de commerce, école d’infirmières, écoles du secteur sanitaire et social, métiers de la sécurité, santé, droit, économie, apprentissage…

(**) Plus de 800 personnes présentes sur le salon Montluçonnais

Fabrice Redon Journaliste La Montagne Article du 22/11/2012